Leamical

# Posté le samedi 10 octobre 2009 16:51

Je suis publicitaire: eh oui, je pollue l'univers.

Je suis publicitaire: eh oui, je pollue l'univers.
Tout est provisoire: l'amour, l'art, la planète Terre, vous, moi. La mort est tellement inéluctable qu'elle prend tout le monde par surprise. Comment savoir si cette journée n'est pas la dernière? On croit qu'on a le temps. Et puis, tout d'un coup, ça y est, on se noie, fin du temps réglementaire. La mort est le seul rendez-vous qui ne soit pas noté dans votre organizer.

Tout s'achète: l'amour, l'art, la planète Terre, vous, moi. J'écris cet article pour me faire virer. Si je démissionnais, je ne toucherais pas d'indemnités. Il me faut scier la branche sur laquelle mon confort est assis. Ma liberté s'appelle assurance chômage. Je préfère être licencié par une entreprise que par la vie. CAR J'AI PEUR. Autour de moi, les collègues tombent comme des mouches: hydrocution dans la piscine, overdose de cocaïne maquillée en infarctus du myocarde, crash de jet privé, cabrioles en cabriolet. Or cette nuit, j'ai rêvé que je me noyais. Je me suis vu couler caresser les raies manta, les poumons remplis d'eau. Au loin, sur la plage, une jolie dame m'appelait. Je ne pouvais lui répondre car j'avais la bouche pleine d'eau salée. Je me noyais mais ne criais pas au secours. Et tout le monde faisait pareil dans la mer. Tous les nageurs coulaient sans appeler à l'aide. Je crois qu'il est temps que je quitte tout parce que je ne sais plus flotter.

Tout est provisoire et tout s'achète. L'homme est un produit
comme les autres, avec une date limite de vente. Voilà pourquoi j'ai décidé de prendre ma retraite à 18 ans. C'est, paraît-il, l'âge idéal pour ressusciter.

Je me prénomme Leamical et m'habille chez ESPRIT. Je suis publicitaire: eh oui, je pollue l'univers. Je suis la fille qui vous vend de la merde. Qui vous fait rêver de ces choses que vous n'aurez jamais. Ciel toujours bleu, nanas jamais moches, un bonheur parfait, retouché sur PhotoShop. Images léchées, musiques dans le vent. Quand, à force d'économies, vous réussirez à vous payer la bagnole de vos rêves, celle que j'ai shooté dans ma dernière campagne, je l'aurai déjà démodée. J'ai trois vogues d'avance, et m'arrange toujours pour que vous soyez frustré. Le Glamour, c'est le pays où l'on n'arrive jamais. Je vous drogue à la nouveauté, et l'avantage avec la nouveauté, c'est qu'elle ne reste jamais neuve. Il y a toujours une nouvelle nouveauté pour faire vieillir la précédente. Vous faire baver, tel est mon sacerdoce. Dans ma profession, personne ne souhaite votre bonheur, parce que les gens heureux ne consomment pas.

Votre souffrance dope le commerce. Dans notre jargon, on l'a baptisée « la déception post-achat ». Il vous faut d'urgence un produit, mais dès que vous le possédez, il vous en faut un autre. L'hédonisme n'est pas un humanisme: c'est du cash-flow. Sa devise? «Je dépense donc je suis. » Mais pour créer des besoins, il faut attiser la jalousie, la douleur, l'inassouvissement : telles sont mes munitions.

Et ma cible c'est VOUS.

# Posté le lundi 12 octobre 2009 15:32

Modifié le samedi 07 novembre 2009 18:05

Quand les médias s'affolent.

Quand les médias s'affolent.
Frank Fournier, Omayra Sánchez, Armero, Colombie, 1985

Les médias nous gachent la vie.

Nous n'avons plus de vie. Tout se sait un jour. Nous ne pouvons plus rien cacher. On tue quelqu'un PAF ca se retrouve dans les médias. Les médias exagèrent toujours les choses. Par exemple la grippe H1N1 grâce au médias tous le monde panique alors qu'entre nous cette grippe est bien moins grave que la grippe normale et elle se soigne mieux. Mais non fallait bien semer la panique c'est tellement mieux. Donc on en fait les gros titres "La grippe fait de plus en plus de victimes." ou "La grippe H1N1 se propage à une vitesse sans précédent." D'un coté c'est bien pour eux ils vendent plus mais ils nous pourrissent la vie ! Combien de gens ne sortent plus de chez eux de peur de l'avoir ? Bientôt ca sera quoi ? Un meurtre qui choquera toute la planète ? Tient en parlant de crime. Les médias aiment la mort. Ils en font pleins d'articles, de scoop, . . . C'est limite si les gens ne tuent pas pour être médiatisés. Les médias exagèrent. Regarder la photo ci-dessus. Elle représente Omayra Sánchez et elle a été prise par Frank Fournier. Ce jour la, tous les médias étaient autour de cette fille de treize ans. La coulée de boue déclenchée par l'éruption du volcan Nevado del Ruiz a déjà provoqué la mort de vingt-quatre mille personnes, les autorités n'ayant pris aucune mesure malgré les avertissements des vulcanologues. Lors de cette catastrophe naturelle, la jeune Omayra se retrouve prisonnière des nombreux débris emportés par la boue. Durant deux jours et trois nuits, les sauveteurs tenteront de la dégager. Deux jours et trois nuits durant lesquels le monde entier restera suspendu à son calvaire, par télévisions et journaux interposés. A la fin, la petite était tellement épuisée qu'elle est morte d'un malaise cardiaque. Toute la planète a pu assister a sa mort. C'était tellement incroyable pour eux. Ont-ils pensé à la famille de cette fille ? A la souffrance que ça peut engendré ? Je ne pense pas. Ils voulaient une fois de plus faire un scoop qui ferait de l'audimat donc du fric. Tout est une question d'argent. On ne fait rien sans argent et les médias sont la pour nous le prouver.

Je hais les médias.

# Posté le samedi 07 novembre 2009 14:42

Modifié le samedi 07 novembre 2009 17:32

On a le style ou on ne l'a pas.

On a le style ou on ne l'a pas.
Je ne m'aime pas mais tracasse je ne t'aime pas non plus.

Je ne me suis jamais aimée. Je me suis toujours trouvée trop grosse, trop petite, trop laide, trop tchik ou trop tchak. On ne peut pas le cacher, on veut tous ressembler a des mannequins toutes retouchées sur photoshop. On veut toutes faire 1M85 et 40Kg. Avoir une belle gueule et des cheveux parfaits. Mais pourquoi ? Pour plaire aux autres. Le regard des gens nous terrifie. On a peur de faire quelque chose de se lacher. Quelqu'un qui a un style original il est tout de suite insulté. On n'aime pas les gens pas comme les autres on les rejette. Pourquoi ? Chacun son style non ? Bah apparemment non. Les magazines ont dit que la mode cette année c'était les vestes en cuir. Vous n'avez pas intérêt de vous ramener avec une veste en fourrure, vous serriez ringard. Ça serait la Honte total. Je ne suis pas la mode. D'un coté je m'en fiche un peu. J'aime rajouter ma touche personnelle a mes vêtements, créé mes bijoux, et pleins d'autres choses. Je me démarque des autres mais j'ai quand même peur du regard des autres donc je n'en fait pas trop. Heureusement les gens m'acceptent comme je suis. J'ai beaucoup d'amis et je ne m'en pleins pas. Beaucoup de gens ont été la pour moi, beaucoup de gens m'ont fait souffrir et je suis sur que je rencontrerai encore beaucoup de gens. On ne sait pas ce que nous réserve la vie et c'est mieux comme ca.

Il n'y a pas que le physique qui compte.

# Posté le samedi 07 novembre 2009 17:37

Modifié le samedi 07 novembre 2009 18:01

La jeunesse de nos jours.

La jeunesse de nos jours.
Sex, Drugs and Rock 'n' Roll

Tu fumes? T'es cool. Tu te drogues ? T'es cool. Tu baises ? T'es cool. Tu bois ? T'es cool. Tu sniff ? T'es cool. On a le choix pour être cool mais a quel prix ? On est obligé de se bousiller la vie pour être cool et accepter dans les bandes de jeunes. Beaucoup de jeunes fument, boivent, baisent rien que pour être cool. Je faisais partie de cette génération jusqu'au jour ou j'ai compris que c'était stupide. Ça ne nous rapportera rien de bon plus tard ! Juste une sale gueule d'alcolo ou de fumeur. On sera dépendant a cette connerie on se ruinera pour subvenir a ce manque. On aura pas d'emploi. Franchement, qui embauche des ivrognes ? Ou des gens avec une gueule de défoncé ? Personne. C'est gens la, je suis sur se prostitueront ou voleront pour avoir du fric. Les autres, ceux qui pendant que les autres faisaient la fête, ceux-la on travailler a l'école pour avoir un bon job et généralement au lycée ils étaient traité de Fayot, intello et a cause de ca ils étaient mal dans leur peau. Mais maintenant qu'ils ont fait l'unif et qu'ils ont un bon job, ils vous ont tous "baisés". Ils peuvent se moquer de vous et je leurs donne raison. Eux ils ont un job. Mais bien évidemment dans ce monde de la fête, il y a bien entendu des fils ou filles a papa. Ils sont riche et en ont rien a fouttre de leurs avenirs. Beaucoup de gens les envies. Pourquoi ? Ils vivront malheureux. Ils n'auront généralement pas de relation stable. Ils auront un compagnon mais ils seront vite cocu. Bah oui c'est ca le monde de la fête. Tous le monde baise avec tous le monde. C'est comme ca. Pas de juste milieux. Alors faites le bon choix

« N'achetez pas de drogue les enfants, si vous devenez une rock star on vous la refileras gratuite. »

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 07:15

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 07:53

Haïr les lieux ; cette chambre du plaisir devenue hostile, inhabitée.

Haïr les lieux ; cette chambre du plaisir devenue hostile, inhabitée.
Le vide, on ne peut pas le décrire. Juste ses effets. Me raccrocher à ma vie de conne. Impuissance. Envie de passé. Tout recommencer, éviter les erreurs, quelles erreurs ? Voué au vide ? Ecrit. Destin. Et toutes ces conneries. Le moindre geste est pesant. Les yeux rivés au sol. L'indifférence à tout. Haïr les objets. Se distraire, prendre un bouquin, regarder un film, sursis pendant une heure ou deux, puis replonger. Tourner dans Liège, tourner sans but. Ces façades immuables qui abritent tant d'amours bon marché, ces existences grouillantes qui me dégoûtent. Nous... Quelque part, quelqu'un vit sans moi.
Le vide en ce moment, et toutes ces journées vides qui m'attendent et rien n'a d'importance, et pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Et pourquoi n'aime-t-on plus rien, quand on n'est plus aimé ?
S'endormir sans avoir envie de se réveiller, ou se réveiller avec lui à mes côtés.
Mes pleurs place st lambert, entre sa porte et ma voiture, quelques pas ; et cette nuit ultime... déjà du passé. L'avoir vu. Plus beau encore, c'est parce que c'est fini ?

Haïr les lieux ; cette chambre du plaisir devenue hostile, inhabitée. Partir. Parce qu'il faut bien partir. Même si on n'en a pas envie. Partir parce qu'il le faut. Que c'était insoutenable, ce lit qui ne m'appartenait plus, Hell, qui ne m'appartenait plus. Et l'espoir envahissant, persistant, tapi au coin de l'âme et qu'on réprime sans pouvoir y arriver, et qu'on exècre, puis qui décline de lui-même, jusqu'à la dernière seconde, jusqu'à l'adieu, jusque dans l'ascenseur.
Passer la porte. La rue. Et puis plus rien.
Le vide.

Extrait de Hell - Lolita Pille.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 14 novembre 2009 04:39

Modifié le samedi 14 novembre 2009 10:41

Deux mois que c'est fini. Il n'y a pas de mot.

Deux mois que c'est fini. Il n'y a pas de mot.
Six mois de bonheur... la chute lente... Et un jour on se retrouve à jouer seule. L'autre retire ses billes, reprend ses cartes, et vous restez là, comme une conne, devant une partie inachevée... A attendre. Parce que vous ne pouvez faire que ça, attendre. Cesser d'attendre, ça voudrait dire que c'est fini.
Vous attendez en vain qu'il relance les dés, vous pensez qu'il vous reste des cartes maîtresses que vous n'avez pas encore abattues, et qui changeront le cours de la partie.
Mais vous avez perdu. Moi, j'ai perdu. Non, je suis perdue.
Je l'aime... Tout le temps, toujours, à en crever. Je l'aime endormi ou déprimé, je l'aime même coké, abruti, dégradé. Il réussissait, je ne sais pas comment, à rester tellement pur dans les situations les plus dégradantes que j'avais envie de me mettre à genoux devant lui.

Extrait de Hell - Lolita Pille.

# Posté le samedi 14 novembre 2009 04:24

Modifié le samedi 28 novembre 2009 09:44